Le PDG de Ripple critique l'approche de la SEC en matière de régulation des crypto-monnaies

Cet article a été vérifié par plusieurs sources indépendantes. Nous avons utilisé des outils IA pour en faciliter la lecture.
13 mai 2024

Le PDG de Ripple critique l’approche de la SEC en matière de régulation des crypto-monnaies

Le litige juridique en cours entre Ripple et la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis s’est intensifié, avec le PDG de Ripple, Brad Garlinghouse, qui accuse l’agence d’avoir dévié de son mandat de protection des investisseurs. Lors de la conférence Ripple Swell à Dubaï, Garlinghouse a exprimé ses préoccupations concernant l’approche de la SEC en matière de régulation de l’industrie des crypto-monnaies.

La SEC contre Ripple : un procès crucial

En 2020, la SEC a intenté une action en justice contre Ripple, alléguant que la société avait commis une fraude en valeurs mobilières de 1,3 milliard de dollars en vendant son actif numérique, le XRP, à des investisseurs individuels. La SEC a soutenu que Ripple n’avait pas enregistré son offre et ses ventes en cours de jetons XRP, privant ainsi les investisseurs d’informations adéquates sur les actifs et les activités. Cependant, une décision importante en juillet a déclaré que le XRP n’est pas un titre, ce qui a conduit la SEC à retirer ses accusations de violation de la loi sur les valeurs mobilières contre Garlinghouse et un autre dirigeant de Ripple.

Points positifs pour l’industrie de la cryptographie

Garlinghouse voit ces développements comme bénéfiques non seulement pour Ripple, mais aussi pour l’industrie des crypto-monnaies dans son ensemble. Il estime que la SEC a été remise à sa place et espère que cela conduira à un environnement plus favorable pour l’essor de l’industrie aux États-Unis. Garlinghouse a également exprimé son souhait que les États-Unis dépassent une situation où la régulation des crypto-monnaies est déterminée par voie de litiges, plaidant en faveur de l’introduction de lois fédérales régissant les monnaies numériques par le Congrès.

L’approche réglementaire de la SEC remise en question

Les critiques de Garlinghouse à l’égard de l’approche réglementaire de la SEC sont justifiées. Il a cité le cas de Grayscale, un gestionnaire d’actifs numériques, qui a remporté une victoire contre la SEC lorsqu’un juge fédéral a qualifié l’agence d’arbitraire et de capricieuse pour avoir rejeté la demande de Grayscale de créer un fonds négocié en bourse (ETF) bitcoin. Garlinghouse estime que l’approche de la SEC, axée sur l’application de la loi, doit être repensée. Il soutient qu’un flux constant de poursuites judiciaires n’est pas un moyen efficace de réguler l’industrie et que la SEC devrait reconsidérer sa stratégie.

La nature double de RippleNet et du XRP

Le modèle économique de Ripple repose sur son réseau RippleNet, qui permet aux institutions financières d’effectuer des paiements transfrontaliers en utilisant le XRP comme monnaie de transition. Bien que le XRP soit principalement détenu par Ripple, il est également négocié comme un actif spéculatif par les investisseurs. Cette nature double du XRP a été un point de discorde pour la SEC, car son classement en tant que titre obligerait Ripple à se conformer à des exigences réglementaires supplémentaires.

L’argument de Ripple : le XRP n’est pas un titre

Ripple soutient que le XRP ne doit pas être considéré comme un titre, mais plutôt comme une monnaie ou une marchandise. La société affirme que le statut de titre entraînerait des coûts et un fardeau réglementaire importants. L’argument de Ripple est renforcé par le fait que les organismes de régulation du Royaume-Uni et du Japon, parmi d’autres juridictions, n’ont pas classé le XRP comme un titre. Ce statut juridique dans plusieurs pays renforce la position de Ripple contre les allégations de la SEC.

Opinions juridiques sur l’affaire Ripple

L’avocat John Deaton, qui représente les détenteurs de XRP, soutient la position de Ripple et estime que le remboursement anticipé de 770 millions de dollars pour Ripple est peu probable. Deaton fait référence à l’arrêt Morrison de la Cour suprême, qui limite la compétence de la SEC aux ventes réalisées aux États-Unis. Étant donné qu’une part significative des ventes de XRP a lieu en dehors des États-Unis, le potentiel de remboursement diminue. Deaton souligne également que la plupart des ventes institutionnelles de XRP n’ont pas entraîné de pertes pour les investisseurs, car le prix actuel du XRP dépasse les niveaux lors de ces ventes.

L’affaire Ripple contre la SEC : implications pour l’industrie de la cryptographie

Le litige en cours entre Ripple et la SEC met en lumière les défis et les complexités de la régulation de l’industrie des crypto-monnaies. Il souligne la nécessité de clarifier et d’uniformiser les approches réglementaires afin de garantir la protection des investisseurs tout en favorisant l’innovation. L’issue de cette affaire aura des implications significatives non seulement pour Ripple, mais aussi pour l’écosystème plus large des crypto-monnaies. Alors que l’industrie continue d’évoluer, il est essentiel pour les organismes de régulation de trouver un équilibre entre la supervision et la croissance.

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