L’énigme des taux d’intérêt de la Banque du Canada

Cet article a été vérifié par plusieurs sources indépendantes. Nous avons utilisé des outils IA pour en faciliter la lecture.
22 avril 2024

L’énigme des taux d’intérêt de la Banque du Canada

La Banque du Canada envisage de réduire les taux d’intérêt dans un avenir proche, mais cette décision dépend d’un signal plus définitif de la Réserve fédérale américaine. Le gouverneur Tiff Macklem a indiqué la possibilité d’une baisse des taux dès le mois de juin, et le marché anticipe une réduction lors de la réunion suivante en juillet. Cependant, la situation aux États-Unis est moins certaine, les traders ne prévoyant qu’une ou deux baisses de taux de la part de la Fed cette année. Certains responsables pensent même qu’il n’y aura peut-être pas de réductions du tout en 2024 en raison d’une croissance plus forte que prévu et d’une inflation persistante.

L’impact potentiel sur le dollar canadien

Un écart potentiel des taux d’intérêt directeurs entre les deux pays pourrait exercer une pression à la baisse sur le dollar canadien, ce qui pourrait entraîner une hausse des coûts d’importation et un risque d’inflation. La devise canadienne s’est déjà dépréciée par rapport au dollar américain, et les swaps à un an laissent présager que les taux directeurs américains demeureront supérieurs de plus de 50 points de base à ceux du Canada au cours de la prochaine année. On s’attend à ce que le Canada connaisse une croissance plus lente et une désinflation plus rapide que les États-Unis.

L’avenir incertain

Malgré le fait que la trajectoire historique des taux d’intérêt du Canada suive de près celle de la Fed, il existe une incertitude quant à la mesure dans laquelle les taux directeurs des deux pays peuvent s’écarter confortablement. Les économistes interrogés par Bloomberg sont divisés sur la question. Certains suggèrent un écart maximal de 100 points de base avant que des distorsions ne se produisent, tandis que d’autres pensent que la limite est de 50 points de base. Ian Pollick, responsable mondial de la stratégie FICC à la Banque Canadienne Impériale de Commerce, prévient qu’une baisse de plus de trois pourrait exercer une pression inconfortable sur la devise.

Une divergence dans les corrélations

Selon Charles St-Arnaud, économiste en chef chez Alberta Central, la forte corrélation entre le dollar canadien et les prix du pétrole est rompue depuis 2022. Cela suggère que le différentiel de taux d’intérêt entre les deux pays pourrait devenir un facteur plus important des taux de change. Le gouverneur Macklem a indiqué que les fluctuations des devises seront prises en compte lors de la prise de décisions sur les taux.

Le défi des décisions en matière de taux

La Banque du Canada est confrontée à la tâche de prévoir la rapidité avec laquelle les taux baisseront une fois que le processus d’assouplissement aura commencé. Bien que la majorité des économistes s’attendent à un atterrissage en douceur de l’économie canadienne, l’incertitude règne quant à la trajectoire exacte du cycle d’assouplissement. Il semble peu probable que la banque ait un niveau de confiance élevé dans cet aspect, et il n’y a aucun avantage à orienter le marché trop loin dans l’avenir.

Impatience

La Banque du Canada envisage de réduire les taux d’intérêt, mais la décision dépend des mesures prises par la Réserve fédérale. La divergence potentielle des taux directeurs entre les deux pays pourrait exercer des pressions sur le dollar canadien et influer sur l’inflation. La capacité de la Banque du Canada d’abaisser les taux pourrait être limitée par la position de la Réserve fédérale. La rupture entre le dollar canadien et les prix du pétrole laisse penser que le différentiel de taux d’intérêt pourrait devenir un facteur plus déterminant des taux de change. La banque se montre prudente quant à la trajectoire future de l’assouplissement, compte tenu de l’incertitude entourant l’économie. Alors que le gouverneur Macklem assistera aux réunions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, il sera intéressant d’observer comment la banque centrale aborde ces défis et communique ses décisions au marché.

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