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Les 3 Colonnes du maintien à domicile 2024 : une innovation qui permet d’envisager une fin de vie à domicile

Mise à jour : 9 février 2024

Frédéric Lacaze, cofondateur des 3 Colonnes du maintien à domicile, présente à FinMag cette société d’intérêt général fondée en 2013 par Sébastien Tchernia et Frédéric Lacaze. Les 3 Colonnes propose une solution novatrice de maintien à domicile pour les personnes âgées. En tant que foncière solidaire agréée ESUS, la société opère sous un mandat de service d’intérêt économique général délivré par le ministère de la santé. Axée sur le concept du viager solidaire, l’entreprise vise à permettre aux personnes âgées de demeurer chez elles jusqu’à la fin de leur vie en leur offrant les moyens financiers nécessaires. Découvrez comment Les 3 Colonnes redéfinit le financement du maintien à domicile et contribue à répondre aux besoins croissants des personnes âgées à travers toute la France.

Par Marie-Ange Nodar

Les 3 Colonnes du maintien à domicile 2024 : une innovation qui permet d’envisager une fin de vie à domicile

Pouvez-vous nous présenter votre solution innovante Les 3 Colonnes du maintien à domicile ?

La société Les 3 Colonnes a été fondée en 2013 par Sébastien Tchernia et moi-même. Aujourd’hui, elle opère en tant que foncière solidaire agréée ESUS (entreprise solidaire d’utilité sociale) et bénéficie d’un mandat de service d’intérêt économique général délivré par le ministère de la santé.

Notre domaine d’activité principal est le maintien à domicile des personnes âgées, grâce au concept du viager solidaire. L’objectif fondamental de notre entreprise est de permettre aux personnes âgées de demeurer chez elles jusqu’à la fin de leur vie. Pour atteindre cet objectif, nous leur offrons les moyens financiers nécessaires pour accéder à des services adaptés et pour effectuer des aménagements dans leur logement.

En quoi consiste votre action ?

Notre financement du maintien à domicile des personnes âgées repose sur le viager solidaire. En d’autres termes, nous devenons propriétaires de leur logement par le biais du viager. Nous leur versons un capital initial ainsi qu’une rente mensuelle.

Avec ces fonds qui leur ont été versés, et qui continueront de leur être versés tous les mois, ils pourront s’offrir des soins et un accompagnement à domicile. Nos salariés, qui sont des coopérateurs et agissent en tant que coordinateurs sociaux au sein de la coopérative, jouent un rôle essentiel. Ils coordonnent la mise en place de ces services et accompagnement à domicile en collaboration avec les personnes âgées.

En fonction des besoins spécifiques de chaque individu, nous évaluons avec eux la nécessité d’interventions, impliquant éventuellement une ou plusieurs personnes, ainsi que divers services tels que le portage de repas, la médicalisation ou encore des aménagements nécessitant l’intervention d’artisans pour adapter le logement en conséquence. Cette approche vise à assurer un soutien personnalisé répondant aux besoins uniques de chaque personne âgée.

Comment vous est venue l’idée des 3 Colonnes ?

Des rapports gouvernementaux et de nombreuses études soulignaient déjà le fait que notre population vieillissait, un phénomène qui, en soi, n’est pas négatif. Cependant, avec l’augmentation de l’espérance de vie, les personnes atteignant des âges avancés, comme 80 ou 90 ans, font face à des problématiques spécifiques liées à la perte d’autonomie.

Notre prise de conscience a été renforcée par l’expérience personnelle de Sébastien, dont la grand-mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer, a dû faire face aux défis financiers liés d’abord au maintien à domicile, puis, malheureusement, au coût élevé de l’Ehpad. Propriétaire d’un petit pavillon en région parisienne, l’idée a émergé de repenser la valeur de ce logement.

Nous avons remis en question la centralité des transmissions patrimoniales, surtout lorsque celles-ci ne sont pas nécessaires. Au lieu de cela, nous avons proposé d’utiliser le patrimoine des personnes âgées pour financer leur fin de vie, que ce soit en maintenant leur domicile ou en contribuant au financement d’un établissement pour les accompagner dans cette phase de leur vie.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Les personnes âgées nous contactent directement. Nous recevons plus de 200 demandes mensuelles de la part des personnes âgées elles-mêmes, de leurs familles ou de leur entourage, parfois des voisins ou des amis. Elles sollicitent notre aide pour pouvoir rester chez elles et continuer à occuper leur logement.

En réponse à cette demande, l’un de nos coopérateurs intervient. Son rôle consiste à rencontrer la personne âgée, évaluer si elle correspond aux critères d’intervention tels que l’âge, et, dans le cadre de notre mandat de service d’intérêt économique général, prendre en compte ses revenus pour déterminer son statut de personne fragile, tant sur le plan économique que physique. Nous considérons pour cela son niveau Gir (Groupe Iso ressource), l’indicateur mesurant l’état de fragilité physique. La considération d’une personne en perte d’autonomie démarre à partir de Gir 4.

Une fois ces critères établis, nous expliquons la démarche à la personne âgée dans son ensemble. Ensuite, nous procédons à une enquête sociale, examinant ses habitudes, son quotidien, ses ressources et tous les aspects constitutifs de sa vie quotidienne. En parallèle, une étude immobilière est réalisée afin de proposer le bouquet de services et le capital adaptés à la personne âgée.

Qu’est ce qui vous espérez pour la suite ?

Les besoins ne cessent de croître, avec environ 200 demandes chaque mois et une moyenne de 15 nouveaux bénéficiaires intégrés mensuellement. Actuellement, nous accompagnons environ 550 bénéficiaires à travers toute la France. Notre ambition principale est de poursuivre notre croissance afin de répondre au maximum de personnes âgées.

Nous aspirons également à ce que notre solution devienne incontournable lorsque les personnes âgées se posent la question du financement de leur maintien à domicile.

Actuellement, il existe peu, voire aucune autre solution permettant aux personnes âgées de générer des revenus tout en continuant à occuper leur logement. Notre objectif est d’effectuer le plus grand nombre d’interventions possible.

Une fois que le logement a été libéré par la personne âgée, nous pratiquons ce que nous appelons un “recyclage solidaire du logement“. Concrètement, nous nous efforçons presque systématiquement de revendre le logement à une collectivité, un bailleur social ou un organisme qui le mettra à disposition d’un autre public fragile. Ce public peut comprendre des personnes âgées, mais souvent il s’agit de femmes seules avec enfants, par exemple, ou d’étudiants pour des colocations, en particulier si le logement est proche d’une université..

Si vous voulez avoir plus d’informations sur Le Viager Solidaire, leur site est accessible https://www.viager-solidaire.fr/ et vous pourrez les voir prochainement sur TF1  (11 février à 13h40 dans l’émission Grands Reportages ).

Marie-Ange Nodar
Écrit par
Basée dans le Sud-Ouest, elle décrypte pour vous les actualités financières.