Le ralentissement de l'inflation dans la zone euro suscite l'inquiétude de la BCE

Cet article a été vérifié par plusieurs sources indépendantes. Nous avons utilisé des outils IA pour en faciliter la lecture.
1 mars 2024

Le ralentissement de l’inflation dans la zone euro suscite l’inquiétude de la BCE

En novembre, l’inflation annuelle dans la zone euro a baissé à 2,4 %, contre 2,9 % en octobre. Les données d’Eurostat, l’office des statistiques officiel, ont révélé un chiffre inférieur aux attentes du marché, qui était de 2,7 %. L’inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte des effets volatiles de l’énergie, de l’alimentation, de l’alcool et du tabac, a également diminué, passant de 4,2 % en octobre à 3,6 %. Ces chiffres ont suscité des inquiétudes au sein de la Banque centrale européenne (BCE) concernant ses perspectives en matière de taux d’intérêt.

Objectif d’inflation de la BCE et anticipations du marché

L’objectif d’inflation de la BCE est fixé à 2,0 %. Les données sur l’inflation, mesurée par l’IPCH dans la zone euro, ont un impact significatif sur l’évaluation par le marché des perspectives de taux d’intérêt de la BCE. Suite à des données d’inflation plus faibles que prévu en Allemagne, en France et en Espagne, le marché anticipe une baisse du taux directeur de plus de 110 points de base (pb) en 2024, soit une hausse par rapport aux 95 pb anticipés le jour précédent. De plus, il existe une probabilité de 95 % d’une première baisse de taux de 25 points de base en avril 2024.

Principales composantes de l’inflation dans la zone euro

En novembre, les principaux contributeurs à l’inflation dans la zone euro ont été l’alimentation, l’alcool et le tabac, avec un taux annuel de 6,9 % (contre 7,4 % en octobre). Les services suivent avec 4,0 % (en baisse par rapport à 4,6 % en octobre), les biens industriels non énergétiques à 2,9 % (également en baisse par rapport à 3,5 % en octobre) et l’énergie avec -11,5 % (une légère baisse par rapport à -11,2 % en octobre).

Malgré la contraction de l’économie de la zone euro au troisième trimestre, le taux de chômage pour octobre a maintenu un niveau historiquement bas de 6,5 %.

Impact sur l’euro

L’euro a connu une pression à la baisse suite aux données d’inflation plus faibles que prévu, l’EUR/USD s’échangeant en baisse de 0,38 % sur la journée à 1,0925.

Position de la BCE sur le ralentissement de l’inflation

Le ralentissement des chiffres de l’inflation dans la zone euro a mis la Banque centrale européenne en état d’alerte. Les responsables de la BCE ont souligné à plusieurs reprises qu’il était prématuré de déclarer le succès de la hausse des prix dans le bloc des 20 membres de la zone euro, tout en surveillant les pressions potentielles des hausses de salaires et des marchés de l’énergie. La baisse de l’inflation globale par rapport au pic de 10,6 % atteint en octobre 2022 est une évolution positive, mais la BCE reste prudente.

Les prévisions des économistes sur l’inflation et les baisses de taux

Bert Colijn, économiste senior pour la zone euro chez ING, prévoit que la « demande atone » maintiendra l’inflation sur la trajectoire de 2%. D’autre part, Mathieu Savary, stratégiste en chef pour l’Europe chez BCA Research, pense que les traders pourraient avancer les anticipations sur le calendrier de la première baisse des taux de la BCE. Cependant, les inquiétudes de la banque centrale concernant le resserrement du marché du travail suggèrent que les baisses de taux pourraient être retardées.

Regard vers l’avenir

Le ralentissement de l’inflation dans la zone euro en novembre a préoccupé la Banque centrale européenne. Malgré une baisse significative de l’inflation globale par rapport à ses niveaux les plus élevés, la BCE reste vigilante et surveille attentivement les pressions potentielles. Les traders pourraient revoir à la hausse leurs attentes quant au calendrier de la première baisse des taux, mais le resserrement du marché du travail pourrait retarder les baisses de taux. Le taux de chômage stable dans la zone euro, malgré la contraction de l’économie, est un signe positif. Le marché suivra de près les futures données sur l’inflation et les actions de la BCE pour déterminer les perspectives économiques de la zone euro.

Cet article a été vérifié par plusieurs sources indépendantes. Nous avons utilisé des outils IA pour en faciliter la lecture.