Les États-Unis instaurent de nouvelles sanctions financières pour perturber les liens technologiques entre la Chine et la Russie

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12 juin 2024 Temp de lecture : 4 min

L’administration Biden a annoncé une série de nouvelles sanctions financières destinées à perturber les liens technologiques naissants entre la Chine et la Russie. Ces mesures font partie d’un effort plus vaste visant à freiner la reconstruction et la modernisation de l’armée russe au cours de son conflit avec l’Ukraine. Cette décision a été orchestrée par les départements du Trésor, de l’État et du Commerce, avec pour objectif d’isoler la Russie du système financier mondial et de lui couper l’accès à la technologie qui renforce son arsenal militaire.

Les États-Unis s’alarment face à l’augmentation des exportations de la Chine vers la Russie

Les États-Unis ont exprimé leur inquiétude face à l’augmentation des exportations chinoises de micropuces, de machines-outils, de systèmes optiques pour drones et de composants pour armes avancées vers la Russie. Il semble que Pékin ait ignoré l’avertissement du président Biden contre l’exportation d’armes vers la Russie, alors même que les États-Unis et l’OTAN continuent d’armer l’Ukraine.

Extension du programme de sanctions américaines

Bien que les nouvelles mesures élargissent la portée du programme de sanctions américain, l’administration Biden a jusqu’à présent évité d’imposer des sanctions aux banques chinoises ou européennes soupçonnées d’aider la Russie. Les sanctions n’empêchent pas les banques de faciliter les transactions liées aux exportations d’énergie de la Russie, car les États-Unis craignent que ces restrictions ne déclenchent une inflation.

La secrétaire au Trésor, Janet L. Yellen, a déclaré : « L’économie de guerre de la Russie est profondément isolée du système financier international, laissant l’armée du Kremlin désespérée d’accéder au monde extérieur. » Ces sanctions visent à augmenter le risque pour les institutions financières confrontées à l’économie de guerre de la Russie et à réduire la capacité de la Russie à bénéficier de technologies, d’équipements, de logiciels et de services informatiques étrangers.

La réaction de la Russie face aux sanctions

En réponse à ces sanctions, la Russie s’est engagée à riposter et la Bourse de Moscou a annoncé qu’elle mettrait fin aux opérations de change en dollars et en euros. Le département du Trésor a également élargi sa définition de la « base militaro-industrielle » de la Russie, étendant la portée des sanctions secondaires à tous les individus et entités russes touchés par les sanctions américaines. Cela signifie que les institutions financières étrangères pourraient être sanctionnées pour avoir effectué des transactions avec toute personne ou banque russe sanctionnée.

Restrictions sur les services informatiques et le support logiciel

Les États-Unis limitent également la fourniture de services informatiques et de support logiciel aux particuliers en Russie. Les sanctions les plus récentes ciblent les réseaux transnationaux, affectant plus de 90 personnes et entités en Chine, en Afrique du Sud, en Turquie et aux Émirats arabes unis. Les États-Unis affirment que les biens et services de ces réseaux ont aidé la Russie à soutenir sa guerre et à contourner les sanctions.

Un haut responsable américain a affirmé que les efforts visant à limiter la capacité de la Russie à soutenir la guerre en Ukraine ont eu un impact significatif. Les exportations mondiales vers la Russie ont chuté de près de 90 milliards de dollars et les exportations américaines vers la Russie ont pratiquement cessé, à l’exception de certains articles médicaux tels que les vaccins.

Actions des États-Unis avant le sommet du G7

Ces mesures prises par les États-Unis précèdent le sommet du G7 en Italie, où les dirigeants cherchent à conclure un accord sur l’utilisation des bénéfices des intérêts sur les actifs gelés de la banque centrale russe pour aider l’Ukraine. La proposition consiste à utiliser ces bénéfices comme garantie pour un prêt pouvant atteindre 50 milliards de dollars.

Les dernières sanctions financières de l’administration Biden visent à perturber les liens technologiques émergents entre la Chine et la Russie et à isoler la Russie du système financier mondial. Bien que ces mesures élargissent la portée du programme de sanctions américain, une approche prudente est adoptée concernant l’imposition de sanctions aux banques chinoises ou européennes. Les restrictions ne s’appliquent pas aux transactions liées aux exportations d’énergie de la Russie. Ces sanctions, ainsi que les efforts visant à aider l’Ukraine en utilisant les avoirs gelés de la Russie, seront des sujets de discussion clés lors du prochain sommet du G7. L’impact de ces mesures, tant sur l’économie de guerre de la Russie que sur le paysage géopolitique plus large, reste à voir.

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